« Ma vie » de Jane Fonda

Ma vie.jpgQuatrième de couverture : « Je suis riche de souvenirs et de leçons apprises… Il y a les papillons de ma mère… les dernières larmes silencieuses de mon père… tous les personnages que j’ai joués à l’écran ou sur scène, et tous les rôles que j’ai endossés dans ma vie personnelle. »

Mon avis : J’ai très vite accroché, le début est intéressant. Son enfance avec un père célèbre ne donnant pas le moindre signe de sentiment et une mère dépressive, ne trouvant pas sa place ni envers son mari ni envers ses enfants est touchant. Ensuite j’ai décroché petit à petit. Sa vie d’adulte que ce soit en tant qu’actrice, épouse(s) ou militante est parfois ennuyeuse. De plus, je n’ai pas aimé son petit côté victime, où elle « ose » dire que l’argent n’est pas si important, que la gloire n’apporte rien et ainsi de suite… 

Ma note : 😐

Extraits : « Nous n’aurions pas pu partir de positions plus divergentes, pourtant ces quatre heures de confrontations nous apportèrent beaucoup. Si nous ne guérissons pas plus souvent nos blessures, c’est parce que les parties adverses ne s’autorisent pas à s’écouter les unes les autres.

L’empathie, voilà ce dont nous avons besoin. » (p. 336)

« J’ai passé de longues heures dans le jardin de Papa cette semaine-là. Je m’asseyais sous un arbre fruitier et j’essayais de démêler mes sentiments. Bien qu’ayant beaucoup de chemins à parcourir pour y réussir, c’est alors que j’ai commencé à apprendre à rester immobile, à être plutôt qu’à faire. J’étais heureuse d’avoir tourné avec lui La Maison du lac et d’avoir réussi à lui dire que je l’aimais avant qu’il ne soit trop tard. J’étais désormais capable de reconnaître qu’il m’avait donné beaucoup, bien que ce ne fût pas exactement tout ce dont un enfant a besoin. J’avais l’impression que maintenant qu’il s’en était allé, une part de moi, dont la nature m’échappait encore, pourrait se révéler. J’étais triste qu’il ait demandé à ce qu’il n’y ait pas de service funéraire mais une crémation sans enterrement. J’aime les tombes, depuis toujours. Elles donnent une présence tangible au royaume spirituel. J’étais certaine qu’il y aurait des moments où m’asseoir à côté d’une pierre tombale et y poser la main m’aurait fait du bien, que cela m’aurait aidée à me souvenir et communiquer avec lui. Mais mon père en avait décidé autrement. Moi j’en aurai une, me dis-je alors, afin que mes enfants et mes petits-enfants puissent venir appuyer leur tête.

Nous sommes mortels, je crois que tant nous ne l’acceptons pas, nous ne pouvons pas vivre pleinement. Mon ami Fred Branfman dit : ‘C’est la conscience de la mort qui affirme la vie.’ Et ne pas vraiment vivre est bien pire que mourir.

En regardant Papa s’en aller, j’ai compris que ce n’était pas tant disparaître qui me faisait peur, mais partir avec des regrets. C’est ce qui détermine mon troisième acte. Si je veux que Vanessa fasse de doux rêves, je dois y travailler, et je le fais. Si je veux que mon existence ait permis à ceux que j’aime d’être plus forts, je dois aussi y travailler – là maintenant. » (p. 450)

« J’apprenais quelque chose d’important : les problèmes que l’on affronte et que l’on essaye de régler consolident ce qu’ils auraient dû briser. Ca marche de la même façon que la musculation. Lorsque vous soulevez des poids, vous provoquez de minuscules déchirures dans le tissu musculaire qui, quand elles se cicatrisent (en vingt-quatre heures), renforcent ce tissu. » (p. 511)

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« Allergies » (Agrippine : tome 7) de Claire Brétécher

Agrippine, T.7.jpgRésumé : Merveilleux prototype de l’ado en révolte, Agrippine est perpétuellement tiraillée entre des parents trop laxistes, un petit frère impossible, des copines inséparables, et Modern Mesclun l’amoureux transi. (Source : Bedeo.fr)

Mon avis : Je n’ai pas été emballée par ce 7ème tome de la série Agrippine, tout comme je n’avais pas été emballée par le 8ème que j’avais lu avant. Je trouve que plus Brétécher avance plus elle perd en qualité. Je ne retrouve plus le niveau que j’aimais tant des Frustrés. Il y a quant même dans ce tome quelques bonnes répliques mais elles se comptent sur les doigts d’une main.

Ma note : 😐

« Saison à Copenhague » de Karen Blixen

Saison à Copenhague.jpgQuatrième de couverture : A Copenhague, la saison mondaine commence au Nouvel An pour s’achever en avril. Pendant ces quelques mois, ce ne sont que réceptions et bals où les jeunes gens dansent et rient. Mais pour Ib Angel, éperdument amoureux de sa cousine, la ravissante Adélaïde, ce n’est que souffrance et désespoir…

Une magnifique et bouleversante histoire d’amour.

Mon avis : Je n’ai pas été bouleversée comme annoncé par le 4ème de couverture. Je n’ai pas accroché ni à l’histoire ni au style d’écriture. Pour moi, l’histoire est plate, très « gnangnan », avec des personnages qui veulent mourir toutes les 2 pages (j’avoue parfois que je n’ai pas compris pourquoi ils voulaient en arriver là…). Je n’ai pas retrouvé l’ambiance de fêtes décrite dans le résumé. Le style d’écriture est à mon sens trop mou, les paragraphes sans fin. Bref, peut-être que j’en attendais beaucoup trop mais je n’ai pas passé un moment inoubliable en compagnie de ce livre.

Ma note : 😐

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Danemark
 
Editions Gallimard, 2009, 132 pages.

« Entrez dans… Le monde secret des Tarots » de Valéry Sanfo

Entrez dans le monde secret des tarots.jpgQuatrième de couverture : L’avenir dévoilé par les cartes divinatoires, méthodes d’interprétation et de tirages.

A l’heure où les moyens de communication se multiplient dans une société de plus en plus sophistiquée, il est grand temps de redécouvrir le plus ancien outil de connaissance que l’homme s’est créé pour tenter de comprendre la signification de son existence : c’est l’enseignement du Tarot, source inépuisable de sagesse et de connaissance pour tous ceux qui veulent déchiffrer les secrets de la nature et des hommes.

Initier aux grands thèmes de l’ésotérisme et de l’hermétisme, tel est l’objectif que se proposent les ouvrages de cette série placée sous le signe conjoint de la découverte de soi et de l’univers.

Mon avis : Je n’ai pas été emballée par ce livre.

Premièrement, il explique la signification des symboles et couleurs représentant chaque lame majeur d’un jeu de tarot que je n’utilise pas et que je ne connais pas du tout, et qui est, en plus, très différent du jeu que j’affectionne.

Deuxièmement, la partie explication pour aider et comprendre l’interprétation de la signification de chaque lame dans un tirage est très (trop) succinte. J’aurai aimé que cette partie soit beaucoup plus développée car elle ne manquait pas d’intérêt (j’y ai découvert de nouvelles choses).

Troisièmement, la dernière partie proposant différentes manières de tirer les cartes, est très très courte et là aussi pas très détaillée.

En bref, c’est un petit livre d’appoint intéressant pour les initiés mais pas un livre à suggérer pour quelqu’un qui débute le tirage des Tarots.

Ma note : 😐

« L’échappée belle » de Anna Gavalda

L'échappée belle.jpgDeuxième de couverture : Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux ?), s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d’un château pendu au fin fond de la campagne tourangelle.

Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adultes.

Légère, tendre, drôle, L’Echappée belle, cinquième livre d’Anna Gavalda aux éditions Le Dilettante, est un hommage aux fratries heureuses, aux belles-soeurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune.

Mon avis : Tout petit roman, bien écrit mais sans plus. Je n’ai pas été subjuguée par ce style même si la lecture est facile et rapide et que j’ai eu le sourire aux lèvres 3 ou 4 fois. Les personnages sont trop beaux et gentils ou trop noeud-noeud et « ch… », bref il n’y a aucune surprise au fil des pages.

Ma note : 😐

D’autres avis :  MyaRosa, tulisquoi, Cynthia, Livresque, Elora, milou, nuitet0ilee, Lelanie, gerry29, deliregirl1, Nane, Marionnette

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« Le trésor » (Djinn : tome 4) de Dufaux et Miralles

Djinn, T.4.jpgNote de l’auteur (p.2) : Le temps ne cesse de se contracter et de se dilater dans DJINN. Comme un coeur qui battrait à un rythme irrégulier au seuil des souhaits exaucés, des renoncements exigés. Sur la scène de votre théatre intime vous restez maître de ce temps. Si la scène s’élargit jusqu’à rencontrer l’Histoire, quelques précisons supplémentaires sont les bienvenues. Il était de la dignité du sultan de sortir honorablement de la scène. On salue un perdant, on ne l’accable pas.

Le 28 avril 1909, le sultan calife Abdülhamid II quitte son palais de Yildiz pour la gare de Sirkeci où un train spécial l’attend qui le conduira en Salonique. C’est l’exil, la fin d’un règne, d’une certaine idée de l’Empire. Il sera remplacé sur le trône par son frère cadet, Mehmed V Resad. En réalité, le pouvoir passe aux mains des Jeunes-Turcs, le mouvement nationaliste emmené par Enver Pacha. Dans un premier temps les Jeunes-Turcs vont tenter de récupérer les avoirs qu’Abdülhamid détient à la Deutsche Bank, la Banque Ottomane et le Crédit Lyonnais. Ces avoirs se montent à 122000 livres turques, plus de 16000 actions de la Société de Chemin de Fer d’Anatolie et 3000 de la Société du Port de Salonique. Cette véritable fortune sera remise aux mains des officiers de l’armée turque en présence du consul d’Allemagne. C’est de ce fait précis qu’est née l’idée du trésor de guerre détenu par le sultan, trésor convoité par deux nations… et deux femmes.

D’octobre 1911 jusu’à la fin de 1918, la sublime Porte se perdra sur tous les champs de bataille : en Tripolitaine, dans les Balkans, lors de la Première Guerre Mondiale. L’armistice sera signé le 30 octobre 1918 à Moudros. Le monde ottoman se démembre. Les alliés qui ont gagné la guerre se mettent à table : il y a encore de beaux restes. Les Jeunes-Turcs s’enfuient. Le sultan déchu s’éteindra le 10 février 1918, avec son Empire. Chute fracassante pour un homme qui aimait se réfugier dans la solitude de son palais!

Cette chute est représentée dans ce volume par un double symbole : le sultan ouvre les volières du palais, libère les jeunes femmes du harem. Qui sait? Les oiseaux ont dû être abattus. Quant aux femmes, la soldatesque régnait en maître dans les quartiers avoisinants.

Je préfère penser à Jade qui s’enfonce dans le désert, tel un mirage, un mirage qui me fait encore bien rêver.

Jean Dufaux, juin 2004.

Mon avis : Tout comme le tome 3, je n’ai pas été enthousiasmée par ce tome 4 comme je l’avais été par les 2 premiers. J’ai l’impression de ne pas avancer dans l’histoire, que cela traîne en longueur. Les dessins sont toujours aussi beaux mais le scénario se tire sans vraiment être exhaltant.

Ma note : 😐