« Les nuits de Reykjavik » (Inspecteur Erlendur Sveinsson, tome 13) d’Arnaldur Indriðason

arnaldur indriðasonQuatrième de couverture : Erlendur, le solitaire vient d’enter dans la police, et les rues de Reykjavik dans lesquelles il patrouille de nuit sont agitées : accidents de la circulation, contrebande, vols, violences domestiques…
Des gamins trouvent en jouant dans un fossé le cadavre d’un clochard qu’il croisait régulièrement dans ses rondes. On conclut à l’accident et l’affaire est classée. Pourtant le destin de cet homme hante Erlendur et l’entraîne toujours plus loin dans les bas-fonds étranges et sombres de la ville. On découvre ici ce qui va faire l’essence de ce personnage taciturne : son intuition, son obstination à connaître la vérité, sa discrétion tenace pour résister aux pressions contre vents et marées, tout ce qui va séduire le commissaire Marion Briem.
En racontant la première affaire d’Erlendur, le policier que les lecteurs connaissent depuis les premiers livres de l’auteur, Arnaldur Indriðason dépasse le thriller et écrit aussi un excellent roman contemporain sur la douleur et la nostalgie. De roman en roman, il perfectionne son écriture et la profondeur de son approche des hommes.
Un livre remarquable.

Mon avis : En effet ce 13ème opus de la saga Erlendur Sveinsson est remarquable. L’ambiance, le décor, le héro, les personnages secondaires, l’écriture, le suspens… tous sont à la hauteur de ce que j’attendais venant de la plume de monsieur Indriðason. Un régal !

Mon appréciation -> 

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« Le duel » (Commissaire Erlendur Sveinsson, tome 12) d’Arnaldur Indriðason

arnaldur indriðasonRésumé de l’éditeur : Pendant l’été 1972, Reykjavik est envahi par les touristes venus assister au championnat du monde d’échecs qui oppose l’Américain Fisher et le Russe Spassky. L’Américain se conduit comme un enfant capricieux et a de multiples exigences, le Russe est accueilli en triomphe par le parti communiste islandais, le tout sur fond de guerre froide.
Au même moment un jeune homme sans histoire est poignardé dans une salle de cinéma, le magnétophone dont il ne se séparait jamais a disparu. L’atmosphère de la ville est tendue, électrique. La commissaire Marion Briem est chargée de l’enquête au cours de laquelle certains éléments vont faire resurgir son enfance marquée par la tuberculose, les séjours en sanatorium et la violence de certains traitements de cette maladie, endémique à l’époque dans tout le pays. L’affaire tourne au roman d’espionnage et Marion, personnage complexe et ambigu, futur mentor d’Erlendur, est bien décidée à trouver le sens du duel entre la vie et la mort qui se joue là.
Un nouveau roman d’Indriðason qu’il est difficile de lâcher tant l’ambiance, l’épaisseur des personnages, la qualité d’écriture et l’intrigue sont prenantes.

Mon avis : Ce roman m’a moins emballée que les autres opus de la série du commissaire Erlendur Sveinsson bien qu’il ne fasse pas partie de cette histoire. Ce n’est pas la première fois qu’il est absent de l’intrigue et les fois précédentes cela ne m’a posé de soucis, par contre c’est la première fois que je n’ai pas été captivée. Bien que Marion Briem soit un personnage intéressant, son histoire personnelle mêlée à son enquête et aux intrigues politiques de l’époque de la guerre froide donnent un ensemble un peu brouillon. L’écriture de l’auteur est toujours aussi limpide mais l’assemblage des éléments n’est pas top.

Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡   

Ce roman fait partie de 1 de mes défis : lecture pour l’Islande de ma Coupe d’Europe livresque 2016.

Coupe d'Europe 2016.jpg   arnaldur indriðason

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« Étranges rivages » (Commissaire Erlendur Sveinsson, tome 11) d’Arnaldur Indriðason

arnaldur indriðasonQuatrième de couverture : Erlendur est de retour ! Parti en vacances sur les terres de son enfance dans les régions sauvages des fjords de l’est, le commissaire est hanté par le passé. Le sien et celui des affaires restées sans réponse. Dans cette région, bien des années auparavant, se sont déroulés des événements sinistres. Un groupe de soldats anglais s’est perdu dans ces montagnes pendant une tempête. Certains ont réussis à regagner la ville, d’autres pas. Cette même nuit, au même endroit, une jeune femme a disparu et n’a jamais été retrouvée. Cette histoire excite la curiosité d’Erlendur, qui va fouiller le passé pour trouver coûte que coûte ce qui est arrivé…
C’est un commissaire au mieux de sa forme que nous retrouvons ici !

Mon avis : Ce tome est entièrement consacré à Erlendur. Exit Reikjavik et ses crimes, exit ses enfants et leurs problèmes, exit ses collègues, Erlendur fait le point et vit en loup solitaire dans la maison de son enfance devenue une masure délabrée au milieu de la rude nature islandaise. Ayant le sang de l’enquêteur qui coule dans ses veines et en parcourant les campagnes et interrogeant la population très peu loquace de ces contrées pour avoir des renseignements sur la disparition de son petit frère, il déterre une vieille histoire et se fait fort de résoudre cette énigme. Un tome très islandais où la nature tient un des rôle principal et où Erlendur montre un visage plus empathique. Tout cela écrit avec cette plume claire et simple d’Arnaldur Indriðason dont je suis vraiment fan.

Mon appréciation -> ♡ ♡ ♡ ♡ ♡ ♡

« La muraille de lave » (Erlendur Sveinsson : tome 10) d’Arnaldur Indriðason

La muraille de lave.jpgQuatrième de couverture : Le commissaire Erlendur est parti en vacances sur les lieux de son enfance et il a disparu, mais son équipe continue à travailler. Tandis que Elinborg, la fine cuisinière, s’occupe d’une affaire de viol (La Rivière noire), Sigurdur Oli, le moderne formé aux États-Unis, reconnaît par hasard dans la rue l’un des témoins de l’affaire de pédophilie en partie résolue dans La Voix. Ce même jour, un ami lui demande d’aider un couple de cadres qui, pratiquant l’échangisme, fait l’objet d’un chantage. Troublé par ses problèmes de nouveau divorcé, Sigurdur Oli va cependant aller jusqu’au bout d’une histoire qui lui révèle la cupidité qui s’est emparée de la société islandaise avec l’expansion mondiale des modèles financiers.

Mon avis : Alors que dans l’opus précédant nous étions en compagnie d’Elinborg, dans celui-ci nous suivons le 2ème coéquipier d’Erlendur, Sigurdur Oli. Ces 2 romans nous permettent de mieux faire connaissance avec ces flics très différents de caractère, ce qui les amènent à faire leurs enquêtes différemment aussi. Et sans la présence d’Erlendur, ils ont la liberté de les traiter comme bon leur semble.
Sigurdur Oli, est le dandy de la bande. Physique agréable, athlétique, ayant fait ses études aux USA et ayant depuis un attrait très souligné pour ce pays, il est aussi assez froid et ce autant dans sa vie professionnelle que dans sa vie personnelle. Mais ce tome nous permet de le découvrir un peu plus pour faire apparaître que cette froideur est une belle carapace… 
En dehors de la découverte plus approfondie de Sigurdur Oli, l’enquête est très agréable à lire. Elle est menée tambour battant par notre flic « froid » et des rebondissements apparaissent régulièrement, remettant en question les théories et les investigations de Sigurdur Oli.
Bien vite le prochain tome, car on commence tout doucement à s’inquiéter pour Erlendur qui ne donne aucun signe de vie à personne… 

Ma note -> J J J J J J